CHRONIQUES

Metallian MECHANICAL SEED
"Embrace The Chaos" ( Great Dane Records / Season Of Mist )

New Metal A Tendance Trash

Né des cendres de Nomad, un groupe basé sur l'île de la Réunion, Mechanical Seed fait figure d'espoir français avec sa première production, Embrace The Chaos. Ce six titres ( sept si l'on compte le mini "morceau caché " ) fait état d'une musique marquée par les oeuvres de Meshuggah ( en beaucoup plus digeste ), Sepultura, System Of A Down,  et surtout Korn dont le chanteur Fabrice s'est inspiré afin d'exploiter toutes les possibilités de sa voix. Sans être vraiment complexes, les morceaux sont sujets à de nombreux rebondissements et autres changements de rythmes qui maintiennent l'attention de l'auditeur. Notons quand même quelques passages bien barrés clairement destinés à épater la galerie ( "The Machine" ). Une très bonne entrée en matière.
Vivement la suite !
Laurent Bendahan. Extrait de Metallian N°56, Juin 2009
Hard Rock Magazine Ça fait un petit moment que pas mal de petits studios et producteurs français se bougent de plus en plus pour faire circuler leur nom et prouver qu'ils sont capables de faire aussi bien, sinon mieux, que leurs confrères à l'étranger. Et pour moins cher en plus. Francis Castes fait partie de ces ingés son capable de rivaliser sur le plan internationnal côté prod. Donc quand on voit débarquer un petit groupe francilien avec son auto-production sous le bras qui en plus présente plutôt bien en version digipack qui vient de sortir du studio Ste Marthe, on sait déjà qu'on pourra aisément en parler en bien dans la rubrique des autoprod.

Le style de Mechanical Seed n'est pas vraiment facile à mettre en mots car le groupe passe aisément d'un genre à l'autre, un coup thrash à la Machine Head, une autre fois plutôt dans un registre syncopé "moderne metal" ou bien dans une tendance à la System Of A Down ( "Insane" ) ; « Embrace The Chaos » conserve néanmoins une bonne cohérence grâce au chanteur qui fait preuve d'une belle variété dans sa voix. Le groupe n'hésite pas à se promener sur le terrain du néo vocalement et musicalement comme sur "Suffocate" dont le rendu peut faire penser à Korn, mais il reste attaché à des racines plus old-school qui semblent prendre forme vers la bay-area.
On leur souhaite en tout cas de rapidement de trouver un deal avec un label.
Sven. Extrait de Hard rock magazine N°21, Dec 2008 / Jan 2009.
La Mine Yeah, un disque qui s'apelle "Embrace the chaos", la classe. On n'en reçoit plus souvent des comme ça, avec un dreadeux qui hurle en couverture devant des visions d'apocalypse agrémentées de visages de nymphettes. A l'intérieur ça continue avec les formes squelettiques et l'arbre de mort. Pas mal, ça annonce bien la couleur. Mechanical Seed, ça envoie le bois. C'est agressif d'entrée de jeu avec des riffs mêlant hardcore et blasts inspirés du courant extrême métal. C'est bien puissant et le son est impressionnant pour une autoproduction enregistrée à la maison. Le mix et le mastering sont excellents et apportent une puissance terrible au combo.

Pour le style, on n'est pas dans le révolutionnaire, ni même dans la tendance. Mais ça fait plaisir d'entendre de nouvelles choses dans ce style qui a fait fureur au tout début des années 2000. Si je l'avais entendu à ce moment, je l'aurais trouvé énorme. "Embrace the chaos" a ceci de très agréable qu'il montre que le métal hardcore peut encore réserver des surprises. Cet album ne contient que six titres, c'est peu. Et on sent que le groupe est encore en maturation et peu promettre beaucoup plus. Rendez vous au premier "vrai" album.
La yourte. Extrait du Fanzine La Mine N°15
French Metal Fracassante : c’est le terme approprié à la zic de Mechanichal Seed. Parfois dans la lignée de Sepultura ("Sin"), parfois dans celle d’un Faith No More, parfois dans celle de Korn ("Suffocate"), Mechanichal Seed nous propose une musique riche et variée. La voix par ici Meshuggah ("No Compromise"), par là Jonathan Davis ("Sin", "Suffocate") voire même Marylin Manson ("Suffocate") ou Keynard ("Violent Soul") montre le talent de Fabrice, leader vocal du groupe.

Pour être franc, je suis même impressionné, le mot est juste, par sa maîtrise dans chacune de ses parties. Son niveau est tellement bon qu’on en oublierait presque les instrus, qui pourtant n’ont rien à envier au reste du monde métal ! La compo du CD en général est plutôt originale tout en restant dans un registre métal thrash à tendance core. Plusieurs petits passages de piano (death ou d’ambiance) viennent discrètement saluer le côté sombre de ce 6 titres. Petit plaisir pour les oreilles et les cerveaux, la sixième plage, "The Machine", véritable ovni musical, nous plonge dans un univers schizophrénique à la limite de nous rendre fou (entre nous, on frise l’excellence).

A noter que ce "Embrace The Chaos" a été mixé par Francis Caste (dont les travaux sont souvent bien notés chez French Metal) et que le mastering a été fait en australie. Et ben, c’est réussi comme voyage ! Le son est énorme, la basse, hyper puissante, le son des guitares est riche. On pourrait rajouter que l’artwork de la pochette est à la hauteur de la musique, mais qu’il est (légèrement) dommage que le rond du CD ne soit pas en parfaite adéquation avec le reste de l’artwork du digipack. Bon. Bref, un très très bon disque ! Pour ne pas gâcher la surprise, écoutez ce CD jusqu’au bout (et oui, le Brésil avait Sepultura, la Réunion avait Mechanical seed…).
El Caco. 17/20 French metal
Fannzic C’est dans un joli digipack qu’arrive ce premier album de MECHANICAL SEED, formation originaire de La Réunion mais depuis peu Francilienne qui a beaucoup écouté du néo métal façon KORN ou COAL CHAMBER et qui donne dans un métal groovy et énergique. Cette approche s’avère trop réductrice cependant. Ce « Embrace the Chaos » ne s’arrête pas à un style, et va piocher sans vergogne dans le thrash d’un METALLICA ou encore chez MACHINE HEAD pour colorer l’ensemble, et on a au final un album copieux de six titres, pas toujours très inspiré mais à la démarche assumée.

On pourrait dire que MECHANICAL SEED enfonce des portes ouvertes, et d’une certaine façon on pourrait trouver l’héritage du sieur Jonathan Davis un peu trop présent, et les plans façon MESHUGGAH n’ont plus rien de novateurs… pourtant ce combo arrive à apporter une certaine fraîcheur avec ce premier album. Le travail est fait au millimètre et il transpire de ces riffs à la 7 cordes une jeunesse et un plaisir qu’on ne peut pas bouder. Les morceaux se suivent mais ne se ressemblent pas et la première écoute va être déroutante, certains passages paraîtront peut-être même un peu bavards. Sans être labyrinthique pour autant ce « Embrace the Chaos » est d’une non-linéarité savoureuse. L’apothéose sera le titre « The Machine », instrumental sur une bonne partie, qui fait la part belle à ce qu’on aime dans le néo-métal et que j’évoquais en début de chronique : le groove.

Six titres rentre dedans mais élégants et une maîtrise certaine du genre font de cette autoproduction un premier album réussi, bien qu’un peu court au final. Le pavé est lancé, certains se perdront peut-être dans des compos en certaines occasions trop sinueuses, le côté barré est pour moi un élément au contraire à l’avantage du groupe. L’identité de MECHANICAL SEED réside dans ces égarements tordus (« Insane », « The Machine ») qui prennent un bon néo-métal de quinze ans d’âge pour en faire un métal moderne et brillant. Chapeau !
Guillaume. 8/10 Fannzic
les accros du metal Mechanical Seed revient de loin. En effet, leur son bien que très européen s’est forgé a la réunion, ou a eu lieu la rencontre entre Fab (Chant ) et Samuel ( Batterie), qui constitue encore le noyau dur du groupe.
Ainsi, on se plaira a écouter « Suffocate », morceau placé dans l’ombre de la bête à Kornes, et du grand Messhugah. Ce qui permet d’ailleurs cette comparaison, c’est leur son, qui se place nettement a la hauteur des plus grandes prod Thrash – Néo du moment. En même temps, quand l’on lit que Mechanical Seed sont allés jusque en Australie pour masteriser leur cd, ce n’est pas étonnant que le résultat soit exceptionnel ! Pour revenir a Suffocate, car la structure de ce morceau est un peu l’archétype des morceaux du groupes, le morceau est basé sur deux thèmes. Un joué sur la 7eme corde, dont la lourdeur et la puissance rythmique permet au groupe d’aller habilement vers le deuxième, plein de réverb, et dont la trame mélodique résonne en symbiose avec la voix a demi – rocailleuse, un peu comme Houseman entre dans ses fameux passages mystérieux …

« Embrace the Chaos » enchaînera ainsi de 5 titres, toujours plus violents et rythmiques, pour aboutir sur « The Machine », le dernier morceau. Celui – ci est visiblement celui qui a nécessité le plus de travail, car ses 6 premières minutes, entièrement instrumentales, sont d’une puissance inouïe ! En effet, chaque passage lead de guitare a été travaillé a fond pour laisser s’imposer la rythmique déstructurée, jouée par la basse, guitare rythmique et batterie. Les nombreux breaks, joués en parfaite synchronisation par ces trois musiciens, laisse transparaître encore la quantité énorme de travail qu’il y a eu sur ce dernier morceau. Vient alors la voix, qui mènera le morceau jusqu'à sa fin ( a peu près a 7.30min ), que l’on croit finit … ce qui est faux ! En effet, le cd reprend 5minutes plus loin, cassant ainsi le silence enregistré sur le disque. Et la comme le veux la tradition, le morceau est aux antipodes de l’album. En effet le morceau très réussit est une version acoustique du groupe, mariant djerbouca et harmoniques de guitare acoustique. Il ne faut pas oublier une basse discrète et un chanteur a l’agonie, rendant le tout presque … risible.

Enfin bon on retiendra de « Embrace the Chaos » le son très massif du groupe, a la pointe de la production actuelle. Mais quand on se dit que ce disque est leur premier effort, qu’il est autoproduit, et que le groupe est français, c’est la qu’on réalise, que ce disque est très bon.
Arctumedia. 17/20 Les accros du metal
Metal universe Une autre offrande nous provenant de la France avec une sonorité très solide et qui devrait pouvoir se démarquer sur la scène metal. Il s'agit de la première offrande pour les membres de Mechanical Seed avec la sortie de son premier EP, "Embrace The Chaos", en 2008. Étant un produit indépendant, le résultat est réellement surprenant. Il offre un style thrash metal, légèrement néo metal, mais l'esprit du disque est littéralement possédé d'une folie déchaînée et contagieuse. Musicalement, Mechanical Seed semble avoir été en mesure de combiner une grande variété d'influences à son répertoire. Même si la comparaison n'est pas tout à fait exacte, c'est un thrash metal souvent mid-tempo dans la philosophie de Nevermore. Il est tout de même primordial de le mentionner, c'est l'élément néo metal qui en est la cause. Bref, la meilleure façon de classer le groupe est probablement du Thrash Metal Expérimental.

Tout d'abord, "Sin" propose directement son rythme endiablé digne d'un mélange de Pantera/Sepultura avec une légère touche de Korn. En fait, le côté néo/nu metal est surtout présent lors de certains vocaux clairs, mais il ne faut pas avoir peur. Puisqu'en effet, le vocal heavy et bien agressif sont omniprésents au cours du EP. "Suffocate" continue sur la lancée heavy et dynamique avec un rythme plutôt mi-tempo. D'ailleurs, "No Compromise" met justement en valeur la rapidité et la violence dont il était question plus tôt. En quelque sorte, c'est le mélange des deux mondes.

Sur "Violent Soul", certaines influences actuelles s'en donnent à coeur joie. Une belle maturité musicale et la formation tente de faire ressortir un côté nu metal, qui a majoritairement été abandonné après les premières années du nouveau millénaire. Mechanical Seed renverse la vapeur avec une mixture très actuelle d'un style nommé par quelques personnes sous le nom "Modern Metal". Cet aspect est principalement évocateur lors des passages aux guitares. Finalement, nous avons "The Machine", qui est une longue épopée musicale de 14 minutes, alors les musiciens en profitent pour tout cracher leur venin à nos oreilles.

Dans l'ensemble, on peut constater que Mechanical Seed a su offrir quelque chose d'original dans le cadre de son premier enregistrement. De plus, je dois souligner la qualité graphique du EP, mais on ne peut pas passer sous silence l'excellente production. Avec des vocaux et des influences aussi variés, Mechanical Seed s'est ouvert des portes outremer et les amateurs seront également diversifiés. Dans mon cas, je suis surpris de la qualité des pièces et du style présenté, donc je vous recommande fortement de le découvrir.
Marc Desgagné. 8/10 Metal universe
Pavillon 666 Ce qui nous interpelle en premier lieu avec MECHANICAL SEED, c'est l'artwork de couverture de son digipack (excusez du peu), qui contient la première galette 6 titres de ce combo Français qui a quitté l'Ile de la Réunion pour venir chatouiller les oreilles des métalleux de l'hexagone, avec son métal assez particulier. Bonne impression donc d'entrée, mais après le contenant de bonne facture, écoutons le contenu de "Embrace The Chaos".

Après une première injection dans notre cerveau des 33 minutes musicales offertes au travers de ces six titres on pourrait résumer la démarche des Franciliens comme suit. Entre le premier morceau "Sin", nous crachant à la figure le thrash tribal à la SEPULTURA (période Roots) et la dernière composition "The Machine" où la patte de Mike Patton (FAITH NO MORE) à laissé une empreinte indélébile dans la tête de nos musicos, nous avons 4 aventures où le groupe délire avec puissance et un savoir faire varié, en nous faisant goûter aux polyrythmies d'un MESHUGGAH mais aussi à des soupçons de "old-neo-metal" (KORN et MASS HYSTERIA).

Bien sûr, vous allez me réclamer plus de détails, et vous avez raison ! Avec une production au top et une variété bien sentie au niveau des compositions, les musiciens nous offrent une tranche de métal qui retient toute notre attention avec, en particulier, ces voix claires et tourmentées passant à des intonations bien éraillées poussées à un certain paroxysme sur fond de rythmiques déstructurées où un certain thrash ressort de toutes façons et nous éclate les neurones en nettoyant au passage nos conduits auditifs. L'ensemble du CD nous maintient dans une ambiance malsaine parfois et complètement "psy" le reste du temps et l'on adhère forcément à cette débauche de sons torturés, de cris et de voix hystériques.

Comment ne pas vous recommander cette galette, oui vous les plus curieux d'entre nous, toujours en recherche de nouvelles odyssées métalliques et par la même musicales.
MECHANICAL SEED, avec son premier opus place la barre bien haute dans le paysage underground en France en attendant d'aller envahir nos voisins. La suite vite !
Black Roger. 08/10 pavillon 666
Zikannuaire Ce premier effort du combo parisien est tout simplement surprenant. MECHANICAL SEED distille un métal puissant, dynamique et technique aux ambiances sombres.   A l’écoute, on se rend très vite compte du coté décharnée de leur musique, teintée de violence et de mélancolie.
Les thèmes évoqués dans leurs titres parlent du coté sombre de l’âme en évoquant des personnages torturés tel que "Golum". Musicalement c’est une réussite, speed, brutal et raffiné.  Techniquement ça joue, et je dirais même que ça joue très bien. Avec des structures atypiques, on se laisse prendre au jeu très rapidement.  De bons  riffs de grattes appuyés par un excellent mur rythmique.  Un chant bien en place et qui colle parfaitement à l’ensemble.

Coté production on retrouve la main de Francis Caste, ce qui donne un master puissant et bien équilibré. Une galette de 6 titres forts surprenante qui risque de propulser le groupe sur l’avant scène du métal français. A découvrir en Urgence…
Gérard. 04/05 Zikannuaire
Metal france L’histoire de Mechanical seed commence sous le soleil de l’ile de la Réunion, alors que le groupe se nomme nomad. Ici, il ne s’agit pas de zouk, mais de metal. Deux membres fondateurs émigrent alors à Paris et l’histoire continue avec ce cd autoproduit « embrace the chaos ».

Leur style ? Leur marque de fabrique ? Des riffs tranchés, déstructurés, balancés de façon syncopée, heurtée, comme des coups de fouet, cinglants, incisifs. Mais rien à voir avec du hardcore, non, là on se place du coté thrash, entre Cavalera (sin) et meshuggah, le tout alliant mélodies et tempos fluides, crépitants ou plus rapides.

Le chant ? De mot en mot, il passe du registre clair, gouailleur ou neurasthénique, à quelque chose de furieux. On peut penser à SOAD (insane), mais en fait il est très proche d’un chant à la Slipknot. Leurs titres sont assez courts, sauf "the machine" et sont des peintures d’âmes humaines paumées. Chaque morceau est habillé par une couleur de son différente. Lourd et presqu’heavy sur "suffocate" ou expérimental sur "the machine".Le tout sonne vraiment bien !
Un style bien à eux. Je suis curieux de voir la suite.Un groupe à suivre.
Olivier no limit. 14/20 Metal france
Metal chroniques C’est au son de Korn, Machine Head, Deftones, Metallica et autres Rage Against The Machine que les cinq jeunes musiciens de Mechanical Seed se sont forgés, au fil de leurs années de jeunesse, une perception et un ressenti propre de la musique. Originaires de la Réunion, le groupe a écumé les bars et petites salles de l’île et participé à différents tremplins (dont un remporté en 2004) avant de poursuivre son chemin en région parisienne avec un line up renouvelé et de bénéficier des premières parties de groupes connus comme Watcha, Lofofora et les Wampas.

L’objet de cette chronique est le premier album du groupe, nommé  « Embrace the chaos », qui a eu la chance d’être mixé par Francis Caste au studio Sainte Marthe (Zuul FX, The Arrs, Aqme) et masterisé en Australie par Ben Figgan. Ayant ainsi pu profiter de l’expérience de personnes du métier, « Embrace the chaos » à l’avantage de bénéficier d’une très bonne production qui assure un son puissant et clair aux compositions de Mechanical Seed.
Le groupe évolue dans un registre clairement Neo Metal, avec les caractéristiques qui collent à ce style : structures simples, rythmiques puissantes, gros riffs, absence de solis et morceaux assez courts.

Au niveau des influences on pense inévitablement au Korn de la période Life Is Peachy, au niveau de l’utilisation des guitares, et surtout des vocaux (CF. « Suffocate ») mais certains passages aux riffs saccadés rappellent aussi Meshuggah, notamment sur un morceau comme « Violent Soul ». Mechanical Seed s’en sort plutôt bien grâce à un travail soigné (tant sur le contenu que sur le contenant) et propose six compositions efficaces et convaincantes quant à la maîtrise du propos, mais un peu moins convaincantes en ce qui concerne l’originalité et la personnalité. Le groupe est encore très (trop) proche de ses influences et devra s’en démarquer pour suivre sa propre voie : on pourra regretter la trop forte proximité avec un groupe comme Korn, sur les vocaux notamment, le chanteur de Mechanical Seed reprenant certains gimmicks de Jonathan Davis. Malheureusement l’album est court, trop court, et cette petite demie heure passée on se dit que deux ou trois titres supplémentaires n’auraient pas été de refus.

Malgré cela le groupe démontre un potentiel certain, potentiel qui se révélera certainement de façon encore plus évidente une fois que leur propre personnalité sera plus affirmée. Les quelques défauts évoqués plus haut sont compréhensibles pour un premier album, imputables à la jeunesse et au manque d’expérience du groupe. On ne leur en tiendra donc pas rigueur, le prochain album devrait remédier à tout ça. Wait and see !
Sheol. 07/10 Metal chroniques
Metalland Un groupe de métal originaire de la Réunion, c'est pas tous les jours qu'on a l'occasion d'en découvrir vous me direz ! Après avoir pas mal bourlingué sur l'île et remporté notamment un tremplin en 2004, le groupe passe la seconde et décide de poursuivre sa route en région parisienne. Un rafraîchissement de line-up plus tard, sort ce 6 titres auto-produit qu'on nous présente comme un premier album... Mais faut pas déconner non plus, ça tient plus de l'EP bien garni que d'autre chose ! Ceci dit, avec Francis Caste au mixage, connu pour son travail avec THE ARRS, ZUUL FX, ou AQME, l'ambition de faire les choses proprement en une petite demie-heure de musique est belle et bien palpable. Au moins, on évite l'écueil d'une production faiblarde qui ne rendrait pas justice au potentiel des compos.

Venons-en justement à la musique du quintet : un véritable condensé de néo-métal frontal, accordé bas dans les graves, sur lequel se pose une voix torturée qui tape dans le registre de la démence/schizophrénie. Je vous laisse faire le rapprochement avec un certain groupe américain superstar aujourd'hui ombre de lui-même (sur "Suffocate", c'est évident)... La lourdeur ambiante peut également évoquer SLIPKNOT ou même le premier CHIMAIRA, tandis que certaines audaces rythmiques relèvent de la volonté de sortir un minimum des sentiers battus. "The Machine", en effet, flaire bon l'exercice de style polyrythmique à la MESHUGGAH plutôt convaincant (et déjà plus ou moins tenté par WATCHA). Une composante qu'on leur conseillerait presque d'associer de façon définitive à leur facette néo-métal un peu trop classique, tant ce dernier morceau respire l'envie d'expérimenter, que ce soit au niveau vocal ou instrumental... Tout ça pour dire que cette graine mécanique a les moyens d'éclore dans les meilleures conditions, et surtout de se forger sa propre identité !
Head. Metalland
Zone x'press metal mag Le groupe Mechanical Seed s'est formé en 2007 après l'arrivée des réunionnais Samuel et Fab (ex-Nomad) sur Paris et c'est un an plus tard que sort le premier album "Embrace the chaos".
Ce premier album aux couleurs Trashcore teinté de Neometal démarre très fort avec "Sin" qui rappelle un peu sepultura époque "Roots", des riffs syncopés bien efficaces, un chanteur au growl appréciable, une rythmique insistante et impeccable et l'on passe à l'éffréné "No compromize". Un bon début ! On passe ensuite au morceau "Suffocate" qui sonne un peu trop Néo a mon goût avant de passer à "Violent soul" qui là me fait carrément penser à Slipnokt époque Vol.3 !
Sur le turbulent "Insane" on revient à quelques chose qui me semble être plus personnel avec de bons riffs et un chant aussi barré que celui pratiqué par Serj Tankian. D'ailleur parlons en du chant puisque c'est indéniablement un atout du groupe, Fab semble être à l'aise dans chaque registre bien que variés, parfois proche de Manson, parfois de Serj Tankian donc mais aussi le Jonathan Davis et Corey Taylor, il reste impeccable ! Le final "The machine" prend presque à contre-pied le reste de l'album, d'une durée de 14 minutes (sur trente et quelques que dure l'album) il nous met à l'épreuve avec une polyrythmie lourde et schizophrène et un chant complètement cinglé qui laisse penser que le chanteur est possédé...
Un premier effort qui ne permet pas encore au groupe de prendre tout son envol mais ce ne serait tarder je crois...
Kevin.Zonexpressmetalmag
Metal impact Avec un nom comme le leur, on pourrait penser que MECHANICAL SEED produit une musique où une base électronique bien puissante nous écrase les tympans soutenue par des guitares puissantes. Eh bien non, ce n’est pas ça. Avec une pochette comme la leur, on pourrait alors penser que le groupe use de rappels au Reggae, mais ce serait encore nous tromper. Finalement, il est assez difficile de définir la musique de MECHANICAL SEED.

En effet, chacun des morceaux qui composent Embrace The Chaos porte sa propre influence, son propre univers. Ainsi, « Suffocate » ne peut que faire penser à la vague en voix d’extinction du Neo Metal. C’est lourd mais très ponctué, pas forcément complexe mais bigrement efficace. « Sin » navigue plus sur des « os » Thrash avec un son très actuel. En morceau d’introduction, c’est un bon choix, même s’il ne montre pas la facette la plus originale du groupe. Il a quand même le mérite de mettre les gens dans une bonne disposition pour accueillir la suite. « Violent Soul » est le premier morceau qui peut nous rappeler que le groupe est né à La Réunion.
On n’est pas non plus dans une ambiance des îles mais le rythme est loin d’être un simple quaternaire. Et c’est avec ces touches que le groupe réussit à vraiment capter l’attention. Du coup, on a envie de se replonger dans les premiers morceaux pour y déceler ce qu’on avait pu occulter à la première écoute. Et le chant de Fab sait aussi se faire plus diversifié, vraiment très Neo alors que le morceau ne l’est pas. Bon, j’avoue que « Insane » m’a laissé de marbre. Je n’ai pas accroché ; j’ai trouvé que le groupe allait trop vers la facilité. Par contre, il est entièrement pardonné grâce à « The Machine ». Ce morceau donne l’impression que c’est un instrumental : la voix ne rentre que très, très tard. Et pendant ce temps, les instruments s’en donnent à cœur joie dans une débauche de technicité rythmique qui m’a fait frémir. C’est bon et jouissif pour quelqu’un qui sait apprécier de longues plages mononote dont les seules variations proviennent de la rythmique pure. D’ailleurs, on sent alors toute l’influence de la batterie. Pas étonnant puisque les musiques ont été écrites par Samuel, le batteur.
En tous cas, réussir à produire six titres riches et qui ne se répètent pas mais qui en plus montrent une réelle maturité est une carte de visite que MECHANICAL SEED pourra brandir avec fierté pour la suite de leur aventure. Et on sera là, aussi.
Wong Li. 3,5/05 Metal-impact
Nawakposse Groupe originaire de l’Ile de la Réunion, MECHANICAL SEED a sorti son premier album auto-produit " Embrace The Chaos " en 2008. Désormais basé en région parisienne et après plusieurs changements de line-up, le groupe officie dans un registre assez ouvert mais à dominante thrash/métal. Energique et rapide (" No Compromize "), MECHANICAL SEED peut aussi être plus viscéral dans ses ambiances (" Suffocate " qui porte bien son titre où plane l’ombre de KORN, " Sin ").
" Les textes en anglais explorent le côté sinistre inconscient de l’âme humaine et évoquent des personnages paumés et torturés ".
Côté packaging, on est aussi agréablement surpris par la qualité visuelle du digipak qui illustre à merveille la musique et surtout les thèmes abordés dans les textes.
Mixé par Francis Caste (ZUUL FX, THE A.R.R.S, PHAZM...) et masterisé en Australie par Ben Figgan, cet album est une bonne présentation d’un combo, qui en se servant de son vécu scénique et la personnalisation de son registre, peut être amené à faire parler de lui. L’émancipation par rapport à ses influences en vue de créer un album original sera de ce point de vue décisive dans la quête de reconnaissance.
Les bases posées, MECHANICAL SEED n’a plus qu’à laisser germer son potentiel indéniable.
Fab. Nawakposse